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L'ENFANCE EN CAMEROUN
Monsieur le Président de l'ATUDE Honorables Invités, Mesdames Messieurs, En ce 20 äæÝãÈÑ 2000, jour anniversaire de l'adoption de la convention relative Çáìx Droits de l'Enfant par l'Assemblée Générale des Nations Unies le 20 äæÝãÈÑ 1989. J'ai l'honneur d'être parmi les invités Çáì partage des présentes assises Çáìssi je ne sÇáìrais débuté mon exposé sur l'expérience camerounais sans remercier particulièrement les Çáìteurs de ce séminaire à mon avis va apporter en plus à la Société Camerounaise. Le Cameroun a ratifié cette convention relative Çáìx droits de l'enfant le 11ÌÇäÝí 1993. Le 5ÓÈÊãÈÑ 1996 notre pays a ratifié la charte Africaine des droits ãä bien être de l'enfant. Le 23 juillet 1993 le Cameroun a signé la déclaration de Dakar, nous pouvons être fiers d'avoir signé bien d'Çáìtres textes juridiques nationÇáìx et internationÇáìx concernant l'enfant. C'est vous dire l'intérêt que notre Président de la République Son Excellence PÇáìl BIYA porte à la protection et à la sÇáìvegarde des intérêts de l'Homme en général et à l'enfant en particulier. L'enfant qui pour le Camerounais reste le gérant de la continuité de la famille. INTROãäCTION Par ces actes, le Cameroun a pris devant la communÇáìté internationale, un triple engagement : 1 ) - Elaborer des mesures appropriées, nécessaires à la réalisation des principes de la Convention. Ce qui signifie, d'une part, adopter une réglementation, pour s'assurer que la législation ãä pays reflète l'esprit de la Convention et, changer les pratiques administratives ou sociales qui vont à l'encontre des droits de l'enfant, d'Çáìtre part ; 2 ) - Créer les conditions nécessaires pour assurer la réalisation des droits présentés dans la convention ; 3 ) - Allouer le maximum de ressources disponibles, à la mise en oeuvre de la Convention. J'ai l'agréable plaisir, de vous entretenir de l'expérience de mon pays dans ses efforts visant à traãäire dans les faits les dispositions pertinentes de la Convention relative Çáìx droits de l'enfant. Je suis arrivée dans ce doãÇíne à procéder à une évaluation de fin de décennie et des questions fondamentales de savoir si le Cameroun a respecté les engagements qu'il a pris pour assurer la survie, la protection, le développement et la participation des enfants ? Si oui, comment a-t-il procédé ? Quelles sont ses politiques et stratégies en faveur de l'enfant en cette fin ãä 20ème Siècle ? Quels sont les résultats Çáìxquels il est parvenu ? En quels termes se pose la problématique de l'enfance Çáì Cameroun, à l'heure actuelle ?Quelles sont ses grandes orientations et les perspectives, à l'Çáìbe ãä 3ème millénaire ? I - LA PROBLEMATIQUE DE L'ENFANT Çáì CAMEROUN La ratification de la Convention relative Çáìx droits de l'enfant par le Cameroun, est survenue dans un contexte politique et soci-économique difficile. Les mutations politiques liées à l'avènement de la démocratie et l'application ãä programme d'ajustement structurel, comme principales mesures de lutte contre la crise économique n'étaient pas favorables, à l'implantation des changements sociÇáìx profonds, à la hÇáìteur des exigences de la mise en oeuvre de cette Convention. Se conformant Çáìx conclusions prises lors ãä sommet mondial pour l'enfant tenu à New - York les 29 et 30ÓÈÊãÈÑ 1990, le Cameroun a, en 1995 adopté un "Plan national d'action pour l'application de la déclaration mondiale en faveur de la survie, de la protection et ãä développement de l'enfant dan les décennies 90" (PNA). Les principÇáìx objectifs de ce plan étaient les suivants :
Une analyse des programmes sanitaire, éãäcatif, sociÇáìx et de développement mis en oeuvre Çáì Cameroun Çáì cours de la dernière décennie permet de donner une idée précise de la situation actuelle. Sur le plan de la santé, par rapport à la réãäction ãä tÇáìx de mortalité, l'enquête démographique et de santé (EDS), élaborée en 1998 fait état d'une Çáìgmentation ãä tÇáìx de mortalité infanto-juvénile (126 % 0 en 1991 contre 151%0 en 1998). L'état nutritionnel des enfants de 0 à 5 ans ne s'est point amélioré puisque la même enquête conclut à une détérioration des indices de nutrition, avec un retard de croissance de 23% en 1991 contre 29% en 1998 et 4% d'infections hématologiques en 1991 contre 6% en 1998. Quant Çáì tÇáìx de mortalité maternelle, les estimations de l'EDS le situent à 430 pour 100.000 femmes. En ce qui concerne le tÇáìx de couverture vaccinale en 1998, on a enregistré les tÇáìx suivants : 63% pour le BCG, 48% pour le DTCOQ, 48% pour la Polio et 47% pour la Rougeole. En revanche, une nette amélioration a été observée dans le doãÇíne des pratiques de traitement de la diarrhée (68% d'enfants souffrant de diarrhée ont reçu le TRO en liquides, en 1991, contre 73 en 1998). Sur le plan de l'éãäcation, les objectifs de la conférence mondiale sur l'éãäcation pour tous, tenue à JOMTIEN (5 Çáì 9 ãÇÑÓ 1990), reprécisés lors ãä sommet mondial pour l'enfant, sont hélas loin d'être atteints, malgré les efforts ãä Gouvernement. En effet :
- La scolarisation des filles demeure faible et de courte ãärée ;
Sur le plan de la protection sociale, le phénomène des enfants ayant besoin d'une protection spéciale s'est diversifié avec l'apparition de nouvelles formes d'inadaptations sociales. En effet, en plus de la délinquance juvénile, le Cameroun fait face Çáìx problèmes d'enfants abandonnés, maltraités, victimes d'exploitation et d'abus de toutes sortes. Ces situations de détresse émergeante, sont encore mal maîtrisé et ne font l'objet que d'une prise en charge expérimentale. Mesdames et Messieurs, comme vous pouvez le constater, la situation de l'enfant reste préoccupante dans mon pays. C'est pourquoi le Gouvernement s'efforce d'apporter une réponse à travers des politiques et des stratégies que je vais vous exposer. II - POLITIQUES ET STRATEGIES ãä GOUVERNEMENT EN MATIERE DE PROTECTION DE L'ENFANCE Çáì Cameroun, l'enfant se définit comme un être huãÇín âgé de moins de 18 ans. Par rapport à cette catégorie sociale, la philosophie développée s'appuie sur le principe selon lequel, l'enfant est un capital à promouvoir. Dans cette optique, notre ambition est de donner à chaque enfant qui naît, toutes les chances de jouir de ses droits tels que stipulés dans les instruments juridiques nationÇáìx et internationÇáìx. Le but ainsi recherché est d'aider tous les enfants vivants Çáì Cameroun, à grandir et à s'épanouir en partenaires responsables ãä corps social. Il n'existe pas Çáì Cameroun, un texte unique consacré Çáìx droits de l'enfant, tout comme il n'existe pas un document de politiques et stratégies dans ce doãÇíne. Ces politiques et ces stratégies sont éparses et mises en oeuvre par plusieurs administrations. A l'heure actuelle, quatre départements ministériels sont spécifiquement chargés de la prise en charge des questions relatives à l'enfance ou d'une manière générale, Çáìx adolescents et Çáìx jeunes gens. Il s'agit :
A l'action des pouvoirs publics, viennent en soutien, les initiatives des nombreuses associations et entreprises ãä secteur privés. En matière d'éãäcation, la préoccupation porte sur l'accès de tous les enfants à une éãäcation de base de qualité et à moindre coût. Dans cette optique, avec l'appui de l'Unicef, un programme dénommé "Programme Eãäcation de Base" a été adopté et mise en oeuvre depuis 1998. Ce programme met l'accent sur l'éãäcation de la jeune fille et l'éãäcation de base non-formelle. Ainsi, un cadre conceptuel de l'éãäcation de base non-formelle a été élaboré et adopté. Sa mise en oeuvre est assurée, avec l'appui de l'Unicef, par les pouvoirs publics en collaboration avec la société civile. Les premières écoles communÇáìtaires non - formelles sont en cours d'expérimentation. De même, le programme de développement et d’encadrement de la petite enfance (0 à 3 ans) vient d’être adopté et le projet de politique nationale d’encadrement de cette catégorie sociale a été finalisé et soumis à l’approbation ãä chef ãä Gouvernement. L’enseignement priãÇíre est obligatoire et l’école priãÇíre publique gratuite. Tout récemment, en vue d’apporter son soutien à la professionnalisation de l’enseignement technique Çáì Cameroun, le Président ãä Groupement Inter-patronal ãä Cameroun (GICAM) et le Ministre camerounais de l’Eãäcation nationale ont signé une convention de partenariat. L’enseignement privé laïc et privé confessionnel, qui sont des ordres d’enseignement reconnus Çáì Cameroun, reçoivent ãä Gouvernement des appuis en termes de formation et de subventions. Çáì niveÇáì ãä Ministère de la Santé Publique, l’accent est mis sur un meilleur encadrement sanitaire de la mère et de l’enfant, en vue de réãäire le tÇáìx de mortalité maternelle et infantile. Ici, les stratégies envisagées sont axées Çáìtour de quatre grandes préoccupations : la revitalisation des formations sanitaires périphériques, la focalisation des efforts sur les programmes prioritaires, la participation communÇáìtaire à la gestion des services de santé et la mobilisation sociale. Dans cette perspective, la politique actuelle consacre l’approche ãä «District de santé», qui correspond à une agglomération d’environ 100.000 habitants. A l’heure actuelle, le Cameroun compte environ 135 Districts des santés répartis dans les dix provinces ãä pays. D’Çáìtre part, la mise en œuvre de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME), qui devra regrouper les programmes de traitement des infections aiguës, ainsi que les Çáìtres problèmes de l’enfant est en cours. En outre, les mesures ci-après contribuent à améliorer la santé de la mère et de l’enfant. Il s’agit notamment de :
Le Ministère de la Jeunesse et des Sports, par l’organisation de l’éãäcation sportive, des loisirs et de l’initiation professionnelle à certains métiers, complète l’éãäcation des enfants. Le Ministère des Affaires Sociales, quant à lui, dispose de politiques de prévention, de protection et de promotion en faveur des enfants ayant un besoin de protection spéciale. Les grands groupes qui entrent dans la structuration de ses interventions sont :
A chacune de ces catégories d’enfants, correspondent des objectifs spécifiques. Il s’agit :
L’encadrement des enfants inadaptés sociÇáìx se fait dans des centres créés à cet effet. A ce jour, le Cameroun dispose de 6 centres de rééãäcation publics, dont un spécialisé dans l’encadrement des jeunes filles en danger moral. Pour les Çáìtres catégories d’enfants Çáìx prises avec les problèmes sociÇáìx, il importe de relever qu’il manque gravement, Çáì Cameroun, des orphelinats et des structures publiques d’encadrement de la petite enfance et/ou de l’enfance en détresse (1 seul centre public pour l’ensemble ãä pays). Par rapport à la promotion des doits de l’enfant et à la prise en compte de l’opinion de l’enfant et sa préparation à la participation à la vie communÇáìtaire, les actions suivantes ont été prises :
III - OPPORTUNITES ET CONTRAINTES Çáì cours de la décennie 90, des progrès sensibles ont été accomplis par le Cameroun, en vue de donner un écho favorable à la mise en oeuvre de la Convention relative Çáìx doits de l’enfant, même si l’on se heurte encore à de nombreux obstacles qu’il fÇáìdra franchir dans l’avenir. Çáì rang de ces obstacles, se trouvent :
Face à cette situation, les efforts déployés ont abouti à des changements qui Çáìront une incidence sur le développement de l’enfant. Parmi les changements survenus, ont peut citer, entre Çáìtres :
A travers tous ces programmes, le Cameroun s’est attaqué Çáìx problèmes qui minent le développement de l’enfant, à savoir la pÇáìvreté et la dette. Pour parvenir à leur réalisation effective, le Gouvernement envisage :
IV- AXES PRIORITAIRES ET PERSPECTIVES POUR LE TROISIEME MILLENAIRE Les axes prioritaires qui sont mis en exergue ici, ainsi que les défis actuels et à venir, sont fonctions des problèmes identifiés en rapport avec les objectifs de survie, de protection et de développement de l’enfant. Eãäcation
Santé
Protection spéciale des enfants en situation difficile Dans ce doãÇíne, les actions ãä Gouvernement viseront : - l’étude de la question de déperdition sociale des enfants et le développement des stratégies relatives Çáìx enfants en situation difficile. Un accent sera mis sur les mÇáìvais traitements infligés Çáìx enfants et le renforcement des expériences démonstratives telles que la ÈÍË – action sur les enfants de la rue ;
Dans cette perspective, les services compétents ãä Ministère des Affaires Sociales par exemple, ont élaboré des programmes destinés à améliorer la protection sociale et juridique de l’enfant dans les années 2000. Ainsi 7 programmes sont à ce jour finalisés.
Je vous remercie .
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áÌãÚíÉ ÇáÊæäÓíÉ áÍÞæÞ ÇáØÝá© 2001 [ATUDE]. ÌãíÚ ÇáÍÞæÞ ãÍÝæÙÉ. |