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SYNTHESE DES TRAVAUX DE LA JOURNEE
DU 27 NOVEMBRE 2001
La journée du 27 novembre 2001 a été consacrée aux approches pragmatiques des droits à la survie, au développement, à la protection et à la participation. La première séquence de la journée présidée par M. Bernard COMBY, a donné lieu à une série d’exposés sur les dimensions ci-après : 1 - La survie de l’enfant Sur ce volet, M. ALIA MAHJOUB a fait part à l’assistance de l’expérience tunisienne au niveau de l’organisation du système de santé et dont l’une des caractéristiques majeures est la gratuité des prestations sanitaires en faveur de la jeune fille et de l’enfant. Le Dr KOLLO Basile, Directeur de la Santé Communautaire au Ministère de la Santé Publique du Cameroun, après l’analyse de la situation de la couverture sanitaire en Afrique sub-saharienne, marquée par des disparités d’un pays à un autre, a stigmatisé le cercle vicieux constitué par la dyade ‘’Santé/Pauvreté’’, combiné à d’autres facteurs socio-politiques aggravants, a dans les perspectives, présenté quelques opportunités porteuses d’espoir. 2 - Le développement de l’enfant A propos du développement de l’enfant, le Pr Raymond MBEDE de l’Université de Yaoundé I a exposé sur ‘’la socialisation et l’enracinement culturel en Afrique Sub-saharienne : le cas du Cameroun’’. L’intervenant met en exergue les concepts d’unité nationale et d’intégration nationale comme stratégie de maintien de la cohésion nationale, dans un contexte d’hétérogénéité des identités culturelles, de pluralisme religieux et linguistique et propose des mesures complémentaires tendant à consolider les acquis, notamment l’encouragement des mariages inter-ethniques et la finalisation de l’avant projet de Code de la Famille. Le Pr ABE Narcisse, Chef de Service des Clubs et Associations – Expert en activités Post et Péri-scolaires au Ministère de l’Education Nationale relève les difficultés pratiques et sociologiques qu’ont les pays africains à mettre en œuvre l’arsenal des instruments juridiques nationaux et internationaux de protection des droits de l’enfant et souligne les efforts faits au Cameroun en matière de ‘’Communautarisation de l’enseignement’’ et de promotion de la santé au niveau scolaire. Mme Maï Manga Thérèse KEITA, Coordinatrice de la Cellule Technique pour la scolarisation de la jeune fille au Ministère de l’Education Nationale du Niger a témoigné de l’expérience de son pays en matière de promotion de l’éducation de la jeune fille notamment avec la création, au sein du Ministère de l’Education Nationale, d’une Cellule Technique pour la scolarisation de la jeune fille et les études menées sur les stéréotypes sexistes et discriminatoires dans les manuels scolaires. 3 - La protection A propos du volet ‘’Protection’’, plusieurs intervenants se sont succédé à la tribune à savoir : · M. ELLA MENYE Théophile, Conseiller Technique N°2 au Ministère des Affaires Sociales du Cameroun qui a exposé sur ‘’les pratiques de protection sociale de l’enfant’’. Dressant le tableau de la situation dans l’Afrique Sub-saharienne, caractérisée par l’instabilité socio-politique et les conflits armés, la crise du système social de protection et de socialisation des enfants et l’émergence des phénomènes de maltraitance infantile, d’exploitation et de trafic des enfants, M. ELLA a présenté quelques axes stratégiques autour desquels s’oriente cette protection. · M. NDJODO Luc, Directeur du Contrôle des Professions Judiciaires au Ministère Camerounais de la Justice, récemment promu Procureur Général Près la Cour d’Appel de Douala, qui a présenté les aspects juridiques de la protection des enfants, avant et après la naissance, identifié les obstacles à cette protection, notamment la perception traditionnelle de l’enfant comme un objet de droit et un être simplement en devenir, et suggéré des orientations pour l’application effective des instruments juridiques de protection de l’enfant. · M. Ridha KHEMANEN de la Tunisie qui a présenté l’expérience de son pays en matière de protection juridique de l’enfant, à travers l’élaboration d’un code de protection de l’enfant qui prévoit des mécanismes appropriés à cet effet. · M. Francesco d’OVIDIO du Bureau Régional de l’OIT pour l’Afrique à Abidjan, qui, focalisant son intervention sur le trafic des enfants, a dégagé les tendances mondiales du phénomène, présenté les stratégies du BIT pour lutter contre ce trafic éhonté, les défis à relever et la disponibilité de l’organisation à apporter son appui financier et technique aux initiatives visant à combattre ce fléau.
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