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SEMINAIRE INTERNATIONAL DE YAOUNDE SUR «LES DROITS DE L’ENFANT AFRICAIN ET LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE»
SYNTHESE DES TRAVAUX DE LA JOURNEE DU 26 NOVEMBRE 2001 L’an 2001 et le 26 novembre s’est tenue au Palais des Congrès, la première journée des travaux du séminaire International de Yaoundé sur « Les droits de l’enfant africain et la lutte contre la pauvreté », sous le haut patronage de Madame Chantal BIYA, épouse du Chef de l’Etat Camerounais.
Près d’une centaine de participants et d’observateurs, venus de l’Algérie, de l’Allemagne, de la Belgique, du Cameroun, du Congo, de la Côte d’Ivoire, de l’Ethiopie, de l’Italie, du Maroc, du Niger, de la République Centrafricaine, de la République Démocratique du Congo, du Sénégal, de la Tunisie, et du Tchad ont pris part aux travaux.
La journée a été marquée par deux moments essentiels : la cérémonie d’ouverture officielle et les exposés/discussions.
I. DE LA CEREMONIE D’OUVERTURE Placée sous la Présidence de Madame Marie Madeleine FOUDA, Ministre des Affaires Sociales, la cérémonie d’ouverture officielle du séminaire est ponctuée par trois allocutions :
Les deux premiers orateurs, ont eu à rendre un hommage et à exprimer leur gratitude à l’endroit du Gouvernement Camerounais, pour avoir accepté d’accueillir le présent séminaire, avant de présenter leurs associations respectives qui oeuvrent pour la promotion et la défense des droits de l’enfant.
M. Bernard COMBY mettra ensuite l’accent sur les efforts des pays du Sud dans leur lutte contre la pauvreté et sur la dynamique de la communauté internationale quant à l’élaboration et à la mise en œuvre des instruments juridiques de protection de l’enfant. M. NADHIR, pour sa part fait savoir que la Tunisie a adopté un code de protection de l’enfant. Il va accrocher l’assistance à l’idée de la création d’un collectif africain des ONG pour les droits de l’enfant.
Dans son allocution d’accueil et d’ouverture du séminaire, Madame le Ministre des Affaires Sociales, après avoir exprimé sa gratitude au Président de la République du Cameroun, Son Excellence Paul BIYA qui a soutenu l’idée et le projet d’organisation de ce séminaire, ainsi qu’aux différents partenaires du MINAS (IDE, ATUDE, UNICEF, AIF) a souhaité la bienvenue à tous les hôtes. Avant de situer les enjeux de la présente rencontre. Dressant un tableau sans complaisance de la situation de l’enfant en Afrique au cours des dix dernières années, dans un contexte économique désastreux marqué par l’extension de la pauvreté et les ravages causés par divers fléaux sociaux, le Dr Marie Madeleine FOUDA a énuméré quelques initiatives majeures tant au niveau national qu’à celui de la sous-région tendant à juguler le phénomène. Elle va terminer par un engagement des participants à déployer toutes leurs compétences et leurs expériences au service de l’enfant, capital social à promouvoir et seule ressource qui garantisse l’avenir de nos Etats.
En marge de ces interpellations, M. Issoufou MAYAKI, représentant de l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie, est intervenu pour exprimer la disponibilité de son organisation en ce qui concerne ces appuis financiers pour la réalisation des programmes et projets permettant de lutter contre la pauvreté et d’assurer la promotion et la protection des droits de l’enfant. La cérémonie est à juste titre agrémentée par des chants qui exaltent les vertus de l’encadrement approprié de l’enfant, centre des préoccupations.
II. DES EXPOSES/DISCUSSIONS Placée sous la présidence du Pr Paul Gérard POUGOUE, Vice-Recteur de l’Université de Yaoundé II, la deuxième phase de la journée est consacrée à l’exploration des « Approches théoriques des droits et du bien-être de l’enfant : survie, développement, protection, participation ». Elle donne lieu à deux séries d’exposés en séance plénière, suivis de débats.
Le premier bouquet est constitué de :
1) – La leçon inaugurale sur les ‘’Droits de l’enfant et la Lutte contre la Pauvreté’’. Ici le Pr Sévérin Cecil ABEGA dans une lecture socio-anthropologique de l’environnement, fait le constat de l’absence d’espaces de socialité pour l’enfant africain, espaces physiques ou psycho-affectifs capables de promouvoir son épanouissement et son développement harmonieux, et d’assurer sa socialité ou sa sociabilité, puis il fait un plaidoyer pour le raffermissement des relations jeunes/jeunes, jeunes/parents, jeunes/communauté.
2) – L’exposé sur « les Droits de l’Enfant et la Pauvreté », présenté par le Dr NDOLAMB NGOKWEY , Directeur Régional Adjoint de l’UNICEF, Région Afrique de l’Ouest, qui, s’insurgeant contre la « pauvreté dynastique », passe en revue les principes d’universalité, d’indivisibilité, d’interdépendance qui caractérisent les droits de l’homme avant de mettre l’accent sur certains droits fondamentaux de l’enfant proclamés par la CDE notamment la non discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit à la vie, à la survie et au développement. La responsabilité du bien-être de l’enfant revient alors à l’enfant lui-même en tant qu’acteur social, aux parents, à la famille, à l’Etat et à la communauté internationale.
Ces deux exposés préliminaires ont permis entre autres d’établir que si de manière générale précède le droit et l’enrichit, celui-ci joue parfois un rôle d’avant garde ou de précurseur des changements sociaux.
La seconde vague d’exposés a porté successivement sur les thèmes ci-après :
Ces exposés à caractère général ont fait place aux exposés sectoriels portant sur :
Comme on peut le constater, la journée du 26/11/2001 a été fort chargée, les débats passionnants, parfois à la limite passionnés, et les participants étaient visiblement fatigués au moment où le modérateur du jour levait la séance, il était 18H30. La soirée de gala était alors la bienvenue pour la détente et le divertissement. Les uns et les autres ont pu ainsi savourer les délices de la cuisine camerounaise et apprécier la richesse et la diversité de son répertoire culturel.
SYNTHESE DES TRAVAUX DE LA JOURNEE DU 27 NOVEMBRE 2001
La journée du 27 novembre 2001 a été consacrée aux approches pragmatiques des droits à la survie, au développement, à la protection et à la participation. La première séquence de la journée présidée par M. Bernard COMBY, a donné lieu à une série d’exposés sur les dimensions ci-après : 1 - La survie de l’enfant Sur ce volet, M. ALIA MAHJOUB a fait part à l’assistance de l’expérience tunisienne au niveau de l’organisation du système de santé et dont l’une des caractéristiques majeures est la gratuité des prestations sanitaires en faveur de la jeune fille et de l’enfant. Le Dr KOLLO Basile, Directeur de la Santé Communautaire au Ministère de la Santé Publique du Cameroun, après l’analyse de la situation de la couverture sanitaire en Afrique sub-saharienne, marquée par des disparités d’un pays à un autre, a stigmatisé le cercle vicieux constitué par la dyade ‘’Santé/Pauvreté’’, combiné à d’autres facteurs socio-politiques aggravants, a dans les perspectives, présenté quelques opportunités porteuses d’espoir. 2 - Le développement de l’enfant A propos du développement de l’enfant, le Pr Raymond MBEDE de l’Université de Yaoundé I a exposé sur ‘’la socialisation et l’enracinement culturel en Afrique Sub-saharienne : le cas du Cameroun’’. L’intervenant met en exergue les concepts d’unité nationale et d’intégration nationale comme stratégie de maintien de la cohésion nationale, dans un contexte d’hétérogénéité des identités culturelles, de pluralisme religieux et linguistique et propose des mesures complémentaires tendant à consolider les acquis, notamment l’encouragement des mariages inter-ethniques et la finalisation de l’avant projet de Code de la Famille. Le Pr ABE Narcisse, Chef de Service des Clubs et Associations – Expert en activités Post et Péri-scolaires au Ministère de l’Education Nationale relève les difficultés pratiques et sociologiques qu’ont les pays africains à mettre en œuvre l’arsenal des instruments juridiques nationaux et internationaux de protection des droits de l’enfant et souligne les efforts faits au Cameroun en matière de ‘’Communautarisation de l’enseignement’’ et de promotion de la santé au niveau scolaire. Mme Maï Manga Thérèse KEITA, Coordinatrice de la Cellule Technique pour la scolarisation de la jeune fille au Ministère de l’Education Nationale du Niger a témoigné de l’expérience de son pays en matière de promotion de l’éducation de la jeune fille notamment avec la création, au sein du Ministère de l’Education Nationale, d’une Cellule Technique pour la scolarisation de la jeune fille et les études menées sur les stéréotypes sexistes et discriminatoires dans les manuels scolaires.
3 - La protection
A propos du volet ‘’Protection’’, plusieurs intervenants se sont succédé à la tribune à savoir :
A l’issue de la séance plénière, les participants
ont été répartis en quatre groupes, la suite des travaux se déroulant
en atelier sur les volets : Protection, Lutte contre la Pauvreté,
Santé et Education.
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