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Discours de la Coordinatrice du comité d'organisation (Mme Delphine BARRY, Administrateur des affaires Sociales, Secrétaire Général du Ministère de l'Action Sociale et de la solidarité Nationale, Burkina Faso, à la cérémonie d'ouverture
C'est pour moi un réel plaisir de prendre la parole au nom du Comité National d'Organisation pour souhaiter la bienvenue à Ouagadougou à nos illustres hôtes. Mesdames, Messieurs, C'est en novembre 2000, lors du séminaire sur le thème « les droits de l'enfant et la paix» organisé par l'Association Tunisienne des Droits de l'Enfant (ATUDE) auquel a pris part notre pays, que le Gouvernement Burkinabé tout comme celui du Cameroun se sont portés candidats pour organiser des rencontres similaires dans leur pays respectif. Après Tunis en 2000 et Yaoundé en 2001, c'est au tour de mon pays d'accueillir avec fierté le présent colloque. En ma qualité de coordonnatrice du Comité d'Organisation, je tiens à remercier les partenaires de l'organisation de ce séminaire, j'ai nommé : l'Association Tunisienne des Droits de l'Enfant, l'institut International des Droits de l'Enfant de Suisse, le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie et Plan International. J'associe à ces remerciements Messieurs Bernard COMBY ancien ministre, membre fondateur de l'IDE en Suisse et Michel LACHAT, tous deux personnes ressources et responsables du colloque au niveau de l'institut International des droits de l'Enfant, dont les conseils précieux, nous ont été d'un concours inestimable dans I'organisation scientifique de la présente réflexion.. Madame le Ministre, avec votre autorisation, je voudrais également féliciter le comité national d'organisation à travers ses différentes sous-commissions, pour le travail matériel et technique accompli. Mesdames, Messieurs, « Droits de l'Enfant et Exclusion Sociale» tel est le thème, telle est la problématique, j'allais dire autour de laquelle va porter notre réflexion. C'est à l'examen de cette thématique que nous sommes conviés durant ces trois (3) jours. Nous ne sommes pas conviés seulement à l'étude simple de l'exclusion sociale ou de la nomenclature des expériences en matière des droits de l'enfant, mais à leurs résonances, à l'examen de leur corrélation A l'évidence, il ne s'agit pas de livrer des propos empreints de générosité, mais de mettre en commun des compétences ici rassemblées pour étudier le lien entre droits de l'enfant et l'exclusion sociale, esquisser des explications, et proposer des réponses en termes d'actions à engager. Cette réflexion mérite d'être abordée en terme de dépendance réciproque entre droits de l'enfant, exclusion sociale, problématique genre, lutte contre la pauvreté et développement durable en Afrique. C'est l'interaction de tous ces facteurs de la réalité africaine aujourd'hui qui sera l'objet des analyses attendues au cours de ce colloque. C'est aussi pour cette raison que sont réunis dans cette enceinte, des juristes, des sociologues, des économistes, des travailleurs sociaux, des spécialistes de la santé et j'en passe. La présence des pays et les expériences que nous auront la chance de passer en revue nous imposent de cesser de penser séparément en terme d'Afrique francophone, anglophone ou lusophone. Il nous faut utiliser les expériences, les succès et les échecs des uns au profit des autres; nous devons réfléchir désormais à des solutions régionales. Je suis certaine que nos travaux y contribueront. A cet effet, le scénario méthodologique du colloque prévoit 3 séances plénières conçues pour être les lieux de discussions thématiques; le rôle des ateliers qui sont des prolongements des débats en plénière est d'étudier certaines problématiques spécifiques, d'échanger les expériences et de formuler des recommandations opérationnelles. Telles sont les grandes orientations du présent colloque. Madame le Ministre, avec votre gracieuse permission, le comité national d'organisation par ma voix voudrait s'excuser d'avance pour les imperfections que les uns et les autres viendraient à constater et vous assure de son entière disponibilité tout au long du colloque. Je vous remercie.
Discours du Maire de Ouagadougou (Simon COMPAORE Maire central de Ouagadougou Burkina Faso ) à la cérémonie d'ouverture Aujourd’hui est l’un de ces jours tels que nous aurions toujours voulu que soient tous les matins et tous les soirs sur cette terre de Ouagadougou, capitale du BURKINA FASO. Jour de fraternité, de dialogue, d’échanges et de communion des hommes. Jour de fraternité, de dialogue et de communion d’où s’élèvent sous ces cieux paisibles de la commune de Ouagadougou, comme un symphonie à l’amour et à la solidarité, un hymne glorieux à la concorde entre les peuples et les nations, un champ d’espérance pour les enfants africains. Je comprends le privilège qui m’est donné de prendre la parole devant cette assemblée des sommités du monde des droits des enfants comme un grand honneur fait à la ville de Ouagadougou, mais aussi une invite au Maire que je suis, de me souvenir que les droits des enfants, même dans un monde de pauvreté, de misère, de guerre doit être notre leit motiv Je souhaite la plus cordiale bienvenue à tous les participants venus de plusieurs pays des continents africain et européen. C’est une joie et un honneur pour les habitant de vous accueillir ici à Ouagadougou pour cette semaine de réflexion. Nous vous remercions de votre présence et vous assurons que nous ferons en sorte que vous gardiez de ce séjour à Ouagadougou un agréable souvenir. Mesdames, Messieurs, En Afrique, les conditions de vie des enfants, qui représentent une couche très importante de nos populations, constituent, pour les Gouvernements, les parents, les collectivités et toute la société à divers degré, un perpétuel défi de par l’importance statistique que cette couche représente et du fait qu’elle conditionne surtout l’avenir de nos jeunes nations. Ce poids démographique pose partout des problèmes de santé, d’éducation, d’accès à l’eau potable et à l’assainissement et celui de la pleine participation des enfants à la vie sociale, culturelle et économique. Aujourd’hui, les enfants de plus en plus revendiquent, à bon droit, leur place dans la société dont ils font partie intégrante. Il nous faut donc en prendre acte. Face à la crise des systèmes scolaires, à la poussée urbaine non maîtrisée et aux contraintes de tous genres, le nombre des enfants en situation difficile et marginalisés ne cesse d’augmenter. Ce qui constitue une lourde hypothèque sur l’avenir de nos sociétés. C’est dire la pertinence du choix du thème : « Droits de l’Enfant et Exclusion Sociale » par les organisateurs de ce colloque international. En effet, avec la détérioration constante des revenus de nos Etats, l’affaiblissement du pouvoir d’achat des populations, les enfants sont presque laissés à eux-mêmes et, ce faisant, ils sont en proie à la toxicomanie, à la délinquance, à la prostitution et maintenant au SIDA. Toutes choses qui les placent sur la voie de l’exclusion. Alors que faire ? C’est à cette interrogation que le colloque se doit, de notre point de vue de répondre. Mesdames, Messieurs, En réitérant à tous mes vifs remerciements pour le choix de la ville de Ouagadougou et pour votre présence effective à ce colloque, je forme le vœu que vous apportiez une pierre supplémentaire à la promotion de la culture des droits de l’enfant et contribuiez ainsi à faire progresser concrètement l’application de ces droits fondamentaux sur le terrain. Je vous remercie.
Discours du président du parlement des enfants du burkina à la cérémonie d'ouverture
Chers participants, Ce colloque sui a pour thème "Doits de l'enfant et exclusion sociale" sera animé avec ceux qui sont concernés au premier chef, c'est-à-dire les enfants. Et nous, jeunes parlementaires du Burkina nous nous réjouissons de vous accueillir car cela témoigne d'une confiance placée en nous. En effet, le deuxième mandat de notre parlement vient à peine de commencer et nous avons déjà la lourde mission de participer à l'organisation d'une rencontre de ce genre. Nous avons désormais la preuve qu'au Burkina les enfants que nous sommes jouissent d'une telle considération qu'on ne décide plus de notre avenir sans nous consulter. Nous souhaitons qu'il en soit ainsi dans tous les pays du monde. De même, nous sommes satisfaits de savoir que le présent colloque sera animé avec à nos côtés des partenaires dont l'engagement en faveur de cette frange de la société n'est plus à démontrer. Cela est une preuve que les résultats issus de ce colloque seront à la hauteur de nos attentes. Le thème "Droits de l'enfant et exclusion sociale", vient à point nommé car il est intiment lié au droit tout court, dans la mesure où l'exclusion sociale est la manifestation du non respect de ce droit. Sont surtout victimes de cette situation les enfants orphelins du SIDA, ceux issus des couches les plus défavorisées de la société mais également les rescapés des conflits armés qui, de plus en plus prennent de l'ampleur en Afrique. Les enfants deviennent orphelins non à cause des maladies ou des calamités naturelles mais plutôt à cause de l'irresponsabilité de certains adultes guidés par des intérêts égoïstes. Si cette situation perdure, nous craignons que notre avenir ne soit assombri eu égard aux frustration que connaissent les futurs acteurs sociaux du monde et des conséquences dramatiques parfois irréversibles qu'ils subissent. C'est pourquoi, mes pensées vont vers tous les frères et sœurs du monde qui souffrent dans leur chair et dans leur âme. Chers participants, Tous les en ce moment ont le regard tourné vers vous. J'invite donc tout le monde à s'investir pour que nos réflexions rencontrent un écho à la hauteur de nos espérances. Je ne puis terminer mon discours sans rendre hommage à son Excellence Monsieur le Président du Faso, Chef de l'Etat, pour avoir institué le parlement des enfants. Voudrais-je par la même occasion traduire mes sentiments de remerciements aux institutions et partenaires tels que le Ministère de l'Action Sociale et de la Solidarité Nationale, l'UNICEF, COBUFADE, Plan Burkina, aux organisateurs de ce colloque ainsi que tous ceux d'une manière ou d'une autre ne cessent d'apporter leurs soutiens technique, matériel et financier aux activités en faveur de l'enfant. Aussi, je ne puis passer sous silence l'action de nos prédécesseurs qui ont jeté les bases solides de notre institution désormais incontournable sur les questions liées à la couche à laquelle nous appartenons. Au nom de tous les enfants du Burkina, je vous remercie. Bon séjour à Ouagadougou et bonne réflexion pour les travaux en cours.
Discours du président de l'institut International des droits de l'enfant (IDE) (Dr Bernard COMBY, ancien Ministre de l'Education Président de l'institut International Des Droits de l'enfant (IDE SION, SUISSE) à la cérémonie d'ouverture
Madame la Ministre de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale, Mesdames et Messieurs les Ministres, Honorables invités, Mesdames et Messieurs, Permettez à un représentant de la vieille Europe de vous dire que le droit à la paix est certainement le premier des droits à offrir à nos enfants partout dans le monde !!! Je crie ici ma colère et mon indignation face à cette épouvantable guerre qui n’a aucune légitimité, n’ayant pas obtenu l’aval du Conseil de Sécurité des Nations Unies. La démocratie ne se construit pas avec des bombes ! Elle se forge dans le respect mutuel des valeurs humaines universelles, qui fondent les sociétés civilisées ! « La main qui donne est toujours au-dessus de la main qui reçoit ». En guise d'introduction à cet important Colloque international, consacré aux droits de l'enfant et à l'exclusion sociale, je soumets cette maxime à votre réflexion, en espérant qu'un jour l'aide au développement deviendra une véritable coopération au développement, dans un esprit de solidarité et de respect de la condition humaine... Madame la Directrice Régionale de l'UNICEF pour l'Afrique de l’Ouest et du Centre, Monsieur le Représentant de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie (AIF), Monsieur le Maire de la Ville de Ouagadougou, Monsieur le Représentant du Parlement des enfants, Monsieur le Président de l'Association Tunisienne des Droits de l'Enfant (ATUDE), cher ami, Mesdames et Messieurs les invités, Mesdames, Messieurs, Chers amis, En ma qualité d'ancien Président du Gouvernement de la République du Valais en Suisse et de Président de l'Institut International des Droits de l'Enfant (IDE), co-organisateur avec l’ATUDE de ce colloque, je vous adresse à tous un très cordial salut. L'IDE est particulièrement heureux de pouvoir collaborer, une fois de plus, à la mise en place d'un tel rassemblement sur les droits des enfants en terre africaine. Il se réjouit de pouvoir contribuer à faire progresser le respect de la dignité des enfants dans le monde. A cet effet, l'Institut International des Droits de l'enfant (IDE), grâce à l'appui de la Coopération suisse au Développement, offre une plate-forme interactive sur les droits de l'enfant. En collaboration avec l'Université de Fribourg, il organise le premier Master international en droits de l'enfant... Je tiens tout particulièrement à saluer l'initiative d'organiser ce colloque international, dont le mérite revient grandement au Burkina Faso. J'adresse également mes sincères félicitations et mes remerciements les plus chaleureux à toutes celles et tous ceux qui ont participé activement à l'organisation de ce Sommet africain sur les droits de 1'enfant. Permettez-moi d'exprimer ici ma vive reconnaissance, en particulier, à l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie ainsi qu'à la Coopération suisse au Développement, qui ont accepté de soutenir financièrement l'organisation de ce colloque. Le thème retenu "Droits de l'enfant et exclusion sociale" revêt une importance accrue au début de ce troisième millénaire. En effet, les grandes espérances mises durant la deuxième partie du 20ème siècle dans la croissance économique et les progrès des sciences et des techniques, assortis aux politiques sociales de répartition et de protection, n'ont pas abouti à la prospérité et au développement généralisé. Aujourd'hui, dans les pays industrialisés comme dans ceux en voie de développement, les inégalités économiques et sociales ne cessent de croître. De plus en plus d'individus ne disposent plus des moyens permettant de satisfaire leurs besoins fondamentaux et vitaux. Ainsi apparaissent un peu partout dans le monde des sociétés fragmentées, frappées par le phénomène de l'exclusion sociale. Il s'agit, malheureusement, de situations durables qui provoquent l'absence ou la perte du statut social et la rupture entre la société et l'individu, qui doit apprendre à vivre dans un monde de pauvreté de précarité, où toutes sortes de liens ont disparu. Cette situation de fracture durable prive ceux qui en sont touchés des besoins vitaux. De plus, elle les atteint dans leur dignité, en bafouant leurs droits humains fondamentaux. Cette fragilisation de la personne frappe encore plus durement les plus faibles et les plus dépendants d'entre eux, et en particulier les enfants. Dans ces conditions, la lutte contre la pauvreté doit justement être considérée comme un préalable déterminant à une application concrète et permanente de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant. L’espoir de sortir un jour de ce dramatique cercle vicieux de la pauvreté existe. La pauvreté n'est pas une fatalité et n'est pas non plus une excuse pour ne point agir. Il faut donc combattre activement la pauvreté, dont les enfants sont les premières victimes, par tous les moyens disponibles et en agissant sur tous les paramètres. Ce combat contre la pauvreté passe tout d'abord par le renforcement d'un tissu économique local et à travers des actions pragmatiques. En effet, l'activité familiale, l'artisanal, ainsi que la promotion des petites et moyennes entreprises, voire en particulier des micro-entreprises, représentent les premiers piliers sur lesquels un développement économique plus élaboré et plus structuré devrait pouvoir s'appuyer. A mon avis, les femmes ont un rôle essentiel à jouer dans ce domaine. C'est donc dans cet esprit de responsabilité partagée que l'appui aux populations du Sud doit être orienté. Il faut qu'elles puissent elles-mêmes prendre en charge dignement, sereinement et démocratiquement leur propre destin, dans le respect de leur identité, de leur culture, de leurs valeurs et de leurs structures économiques et sociales. C'est la raison pour laquelle nous devons nous mobiliser, non seulement pour clamer notre indignation, mais surtout pour nous rassembler et nous unir afin de faire progresser, dans le concret et au quotidien, le respect des droits de l'enfant. Le Collectif africain des droits de l'enfant aura un rôle déterminant à jouer à cet égard ! .. Et, parmi ces droits, j'en rappellerai deux qui m'apparaissent fondamentaux: le droit à la santé et le droit à l'éducation. En ma qualité d'ancien Ministre de l'Education, pense qu'il faudrait investir l'argent non pas dans les canons, mais dans les armes puissantes du savoir. En outre, il faut absolument éviter le fossé numérique, qui pourrait creuser davantage encore l'écart entre les pays du Nord et les pays du Sud. Dès lors, le développement des nouvelles technologies de l'information et de la formation, par Internet notamment, devrait permettre à tous les enfants et à tous les jeunes du monde l'accès au savoir universel, qui est une condition sine qua non du développement humain... Nous saisissons l'occasion de ce colloque pour lancer un vibrant appel à tous les Etats du Nord afin qu'ils s'engagent à supprimer les obstacles, qui pénalisent les pays du Sud, et particulièrement les enfants.
Discours du président de l'association Tunisienne des droits de l'Enfant (ATUDE) (Nadhir HAMADA, Association Tunisienne des droits de l'enfant (ATUDE) à la cérémonie d'ouverture
Monsieur le Vice-Président de l’Assemblée Nationale , Honorables invités, Madame la Présidente, Excellences, Mesdames et Messieurs, Chers, Amis, Aujourd'hui après le séminaire que notre association a eu l'honneur et le privilège d'initier au CAMEROUN du 26 au 28 Novembre 2001 avec le concours de l'Institut des Droits de l'Enfant de SUISSE dirigé par le Président COMBY, nous voilà réunis pour notre deuxième séminaire commun à OUAGADOUGOU. Lors du précédent Séminaire de YAOUNDE ,une excellente ambiance avait régné et un excellent travail a été accompli aidé en cela par l'appui inconditionnel des autorités à leur tête la plus haute instance de l'Etat et la contribution parfaite oh combien fructueuse des compétences de l'Agence de la Francophonie. Aujourd'hui, après le sommet mondial sur l'enfance que les Nations Unies ont bien voulu organiser à New York en Mai 2002 et auquel notre Association et le Collectif Maghrébin que nous présidons et qui est aujourd'hui présent avec nous en la personne de deux de ses fondateurs le Docteur Mustapha DANIEL, de M. Yahia Ould HAY, Conseiller de M. le Premier Ministre de Mauritanie avons assisté aux différentes conférences et contribués à l'élaboration des différentes recommandations aux côtés de nos frères et amis Arabes et Africains en charge du dossier de l'enfance. Les thèmes abordés au niveau de ce séminaire intitulé "les droits de l'enfant et l'exclusion sociale" sont d'une importance capitale pour nous et traduisent la volonté ferme des instances officielles ainsi que celle de la société civile Africaine de traiter à la base les difficultés de l'enfance que cela soit au niveau des recommandations des précédents séminaires ou au niveau des nouvelles initiatives et recommandations qui sortiront de cette importante rencontre Africaine. Ici et parmi vous dans ce beau et chaleureux pays du Burkina Faso dans la ville de OUAGADOUGOU que nous tenons à remercier pour son accueil et la disponibilité de tous les responsables mobilisés pour la réussite de cette importante rencontre Africaine. Je tiens à rendre hommage à toutes les autorités et toutes les compétences qui de près ou de loin ont travaillés pour la réussite de cette rencontre. Je tiens à remercier particulièrement son Excellence Monsieur le Président de la République d'avoir accepté de placer sous son haut patronage cette conférence. Notre association qui est une ONG reconnue comme Observateur de l'ECOSOC des Nations Unies mais également Observateur de la Ligue Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples avons développé une énergie au cours de ce sommet distribué divers appels en faveur d'une action efficace spécifique pour l'enfant Africain. Notre Association l'ATUDE ne cesse de développer des actions au profit de l'Enfance Tunisienne, aussi Africaine et Maghrébine par un travail basé sur la réinsertion des enfants en difficulté, l'assistance des malheureux et le soutien des déshérités. L'appel lancé par le Président de la République Tunisienne à la communauté internationale en vue de créer un Fond Mondial de Solidarité a été suivi par une approbation par l'AG des Nations Unies. Ce nouvel instrument de solidarité entre les peuples est aujourd'hui créé, avec l'initiative prometteuse de YAOUNDE à savoir le Collectif Africain des Droits de l'Enfant, nous pensons que l'ensemble de ces instruments et bien d'autres doivent être mis au service de la lutte contre la pauvreté, de la lutte contre la maladie et de l'amélioration de l'infrastructure de base déjà existante. Qui, mieux aujourd'hui que le Collectif Africain initié à Yaoundé à l'initiative de l'ATUDE peut servir d'instrument de mise en application des dernières recommandations de la conférence mondiale sur l'enfance. Qui, mieux aujourd'hui que les Africains eux mêmes peuvent définir les priorités et les besoins urgents pour l'enfance africaine. Personne ne peut prétendre disposer de la vérité absolue mais nous pensons que nous sommes, plus proches de nos enfants pour connaître leurs problèmes, vivre leur souffrance et connaître leur besoin. Aujourd'hui et lors de ce séminaire de OUAGADOUGOU un atelier spécifique sera consacré à cet instrument les meilleurs moyens de sa mise en œuvre et les différentes étapes pour sa mise en place seront discutées et analysées, il vous revient à vous de finaliser et de proposer la meilleure formulation. La Tunisie sera fière d'accueillir le collectif africain des droits de l'enfant et de tout mettre en oeuvre pour qu'il voit le jour et cela doit être un instrument de la mise en application des recommandations de la conférence de New York sur les droits de l'enfant. Notre continent a besoin de prendre sa part dans les projets qui vont -être initiés par les différents acteurs et les différentes instances internationales en direction de l'enfance, notre continent ne doit plus rester en marge dès autres continents, nos enfants ont besoin plus que d'autre d'une action consistante et efficace. Le Collectif Africain doit être une réalité, une fois institués nous nous proposons de faire suivre son dossier par tous les canaux, aux plus hautes instances internationales à l'ECOSOC (Nations Unies) à l'UNICEF, à l'OMS au PNUD à l'UNESCO, aux agences internationales au Fonds Mondial de Solidarité, à la Communauté des Etats Africains, nous espérons faire entendre sa voie et ses préoccupations à la commission des Nations Unies présente aujourd'hui parmi nous en la personne de Monsieur Hatem KOTRANE, Membre de cette Commission. Madame la Présidente, Notre Association avec le Collectif Maghrébin des Droits de l'Enfant travaille avec acharnement sur le dossier des droits de l'enfant, elle coordonne ses activités avec nos amis maghrébin, arabe et européens, nous voulons que notre continent puisse bénéficier de l'expérience des divers opérateurs et initier de véritables programmes de traitement des fléaux les plus percutants qui frappent l'enfance de notre continent avec le concours des organisations humanitaires internationales et des institutions et organisations de bonne volonté. Avec le Collectif Africain des Droits de l'Enfant divers programmes peuvent voir le jour dans divers pays Africains en mobilisant diverses énergies et diverses institutions et associations mondiales de bonne volonté pour lutter contre les maladies, la malnutrition et l'éducation, le chemin sera long et épineux mais il faut commencer car si nous Africains, ne prenons pas en charge nos préoccupations personne ne les prendra en charge à notre place, je viens aujourd'hui du haut de cette tribune vous inviter encore une fois à ré-confirmer l'orientation approuvée à Yaoundé en créant le Collectif Africain. La Tunisie avec la Contribution de l'IDE et l'Agence de la Francophonie en Novembre 2003 organisent un séminaire international sur les droits de l'enfant intitulé « Les mécanismes opérationnels pour la mise en oeuvre des recommandations du sommet mondial de l'enfance » Ce séminaire auquel les agences internationales et régionales en charge de l'enfance seront invitées, ainsi que les ONG et les structures départementales locales traitant du dossier des droits de l'enfant sera une occasion pour nous tous, de voir le collectif africain opérationnel et un programme d'action de ce collectif sera arrêté avec vous. Vous y êtes tous invités et soyez les bienvenus en Tunisie pour enrichir ce séminaire, les invitations seront communiquées à temps, nous espérons pouvoir vous rencontrer très bientôt en espérant que le monde dans lequel nous vivons et qui est confronté aujourd'hui à de pénibles moments pourra se transformer et laisser place à la tolérance, à l'amitié et la coopération plutôt que la haine, le racisme et la violence. Notre association dénonce les actes de barbarisme lancés contre des enfants innocents de l’Irak et de la Palestine, en ces pénibles moments vécus par le peuple irakien sous les bombes. Nous nous élevons contre ces comportements en dehors de la légalité internationale. Nous demandons une intervention d’urgence pour préserver les vies humaines innocentes en Irak La démocratie, les droits de l’homme sont des valeurs qui se cultivent chez les êtres. Ce n’est sûrement pas une dictature qui s’impose par la force de baïonnettes. Je vous souhaite une bonne continuation des travaux et un agréable séjour dans ce beau et chaleureux pays. Je souhaite, enfin, rendre hommage à toutes les autorités et hautes instances de ce beau pays pour l'accueil et la disponibilité dont ils ont fait preuve pour la réussite de ce colloque. Je vous remercie.
Discours du Représentant de l'agence intergouvernementale de la Francophonie (Pasteur NZINAHORA Représentant de l'agence Internationale de la Francophonie) à la cérémonie d'ouverture
C’est un insigne honneur pour moi de prendre la parole à cette cérémonie solennelle de l’ouverture du Colloque International sur les « Droits de l’Enfant et l’Exclusion Sociale », au nom de M. Roger DEHABE, Administrateur Général de l’Agence Internationale de la Francophonie (AIF). Retenu par d’autres importantes obligations, il m’a dépêché pour le représenter, en réponse à l’aimable invitation que lui a adressée le Président de l’Institut International des Droits de l’Enfant, M. Bernard COMBY, afin de vous témoigner le vif intérêt qu’il attache à la cause qui nous réunit, et de vous transmettre ses cordiales salutations en même temps que ses vœux de pleins succès à ce colloque. Je m’en acquitte avec le plus grand plaisir, d’autant plus que cet agréable devoir m’offre l’occasion de retrouver « le pays des hommes intègres », dont l’hospitalité et le sérieux dans la défense des nobles causes, comme celle des enfants, m’a toujours séduit, depuis que j’ai eu la chance de le connaître et d’apprécier ses efforts dans sa marche vers le développement. Madame le Ministre, Excellences Mesdames et Messieurs, Le thème et les sous-thèmes de ce Colloque relatifs aux droits de l’enfant sont d’une importance capitale pour notre continent l’Afrique, et pour la Communauté Internationale. On ne le dira jamais assez, les enfants constituent la frange de la population la plus précieuse, parce qu’ils sont l’avenir de l’humanité. Malheureusement, ils sont les premières victimes des fléaux qui ravagent particulièrement nos pays africains, à savoir : la misère, la pauvreté, la malnutrition, les maladies, les guerres ainsi que la non scolarisation et le manque d’emplois qui sont, à mon humble avis, les principales causes de l’exclusion sociale. C’est pourquoi, les plus hautes instances de la Francophonie ont inscrit dans ses missions prioritaires, depuis le Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de Dakar en mai 1989, jusqu’au récent sommet de Beyrouth en octobre 2002, en passant par celui de Moncton en septembre 1999, la contribution à l’éducation et à la formation professionnelle des enfants des Etats membres, dont certains connaissent, d’après les différentes études et conférences internationales récentes, la situation la plus critique au monde dans ce domaine. En effet, l’Afrique subsaharienne Francophone est la seule région au monde, où le nombre d’enfants non scolarisés continue d’augmenter, au lieu de baisser, avec un taux de scolarisation des enfants qui tourne autour de 50% seulement, et un taux de scolarisation encore plus faible pour les filles. Or l’histoire enseigne qu’aucun pays au monde ne s’est développé dans une situation comparable. C’est pourquoi l’AIF apporte son appui à l’élaboration et à la consolidation des politiques nationales en matière d’éducation de base, prenant en compte notamment les efforts nécessaires pour améliorer l’éducation des filles, pour que l’objectif de l’éducation pour tous en 2015, fixé par le Forum sur l’éducation de Dakar en avril 2000, et la 3ème Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés de Bruxelles en mai 2001, soit atteint. De même, le manque d’emplois étant l’autre grand facteur d’exclusion sociale, l’AIF contribue aux projets d’insertion socioprofessionnelle des jeunes par l’appui à leur formation entreprenariale et à la création des micro entreprises, en collaboration avec la Conférence des Ministres de la Jeunesse et du Sport. Enfin, le soutien accordé aux Parlements des jeunes mis en place dans une quarantaine de pays francophones, à l’élaboration de législations spécifiques aux enfants, à la prévention et aux observatoires de la délinquance juvénile, au programme de mobilité des jeunes, au déploiement d’espaces collectifs d’accès aux info routes pour les jeunes, participe de la volonté politique de la Francophonie, d’aider ses Etats membres à tenir compte des aspirations des jeunes et de leurs droits pour éviter leur exclusion sociale. Mais, c’est dans un environnement général de paix qui est hélas mise à mal aujourd’hui dans certaines régions du monde, de respect de droits de l’homme, de la démocratie, de diversité culturelle et de développement économique, que ces objectifs nobles et ambitieux d’éducation et d’insertion sociale des enfants ont la plus grande chance d’être réalisés, thèmes qui ont été réaffirmés dans la Déclaration de Beyrouth, et qui constituent le cheval de bataille du nouveau Secrétaire Général de la Francophonie, M. Abdou DIOUF et de tous les acteurs de la Francophonie. Je m’en voudrais de terminer mon propos, sans rendre hommage au Président B. COMBY pour son engagement en faveur de l’application de la Convention sur les droits de l’enfant, et sans remercier ses partenaires, particulièrement les autorités du pays hôte, spécialement le Chef de l’Etat pour son patronage, le Ministre de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale et ses collaborateurs, l’UNICEF, l’Association Tunisienne des Droits de l’Enfant et la Coopération Suisse pour la qualité de l’organisation et les participants à ce colloque, qui augure de son succès. Pour sa part, l’AIF restera attentive aux conclusions de vos réflexions, et ne manquera pas de contribuer à leur mise en œuvre, dans la mesure de ses possibilités. Je vous remercie.
Discours du Représentant régionale de l'UNICEF (Me RIMA Salah) à la cérémonie d'ouverture
Madame le Ministre de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale représentant son Excellence le Premier Ministre du Faso, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Monsieur le Maire, Monsieur le Président de l’Institut des Droits de l’Enfant, Monsieur le Représentant de l’Association Tunisienne des Droits de l’enfant, Mesdames et Messieurs les représentants de Organisations internationales et interafricaines, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Mesdames et Messieurs, Honorables invités, Chers enfants, Chers participants, Je suis non seulement heureuse, mais je suis également très honorée de prendre parole devant votre auguste assemblée à' l'occasion du «colloque sur les Droits l'Enfant et I 'Exclusion Sociale». Je saisis cette occasion pour remercier ma sœur, Mme le Ministre de l'Action Sociale et de la Solidarité Nationale, Mariam LAMIZANA, une combattante convaincue et qui ne ménage aucun effort pour la réalisation des droits des enfants et surtout les exclus. A travers elle, je salue le peuple burkinabé y compris les enfants et le Gouvernement du Burkina Faso pour leur hospitalité et leur engagement constant en faveur des enfants. A tous les Honorables Ministres qui ont fait le déplacement malgré leurs emplois de temps chargé et leurs multiples occupations pour participer à cette rencontre je veux exprimer, au nom de l'UNICEF, notre appréciation et notre gratitude pour le travail concret qu'ils accomplissent dans leurs pays respectifs en faveur des enfants. L'UNICEF se réjouit que, face aux grands maux, aux terribles fléaux qui menacent les populations les plus vulnérables et notamment les enfants, le Gouvernement avec leurs Partenaires Techniques et Financiers décident de se rencontrer encore une fois pour débattre des questions délicates qui concernent les enfants victimes d'exclusion sociale. Ces enfants qui ne peuvent pas jouir de tous leurs droits qui sont cependant indivisibles, interdépendants, universels. C'est un signe fort de l’intérêt que vous, dignes représentants des pays de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, manifestez pour le sort des enfants, des adolescents, des jeunes et des femmes. La paupérisation est devenue galopante et frappe de plus en plus, et en premier lieu, les enfants et les femmes dans notre région ! Cette situation crée de nouveaux maux insoutenables qui empêchent la jouissance effective des droits par tous les enfants ! La pauvreté est aggravée par le chômage des parents, la montée du crime organisé international, l'inaccessibilité des enfants aux services de base1 l'insuffisance des lois ou leur mauvaise application, ainsi que par la faiblesse des structures démocratiques. Cette situation reflète également la face visible d'un processus d'urbanisation massive et accélérée. En Afrique de l'Ouest et du Centre par exemple, le taux de mortalité de moins de 5ans varie de 16 % à 28 % ; l'accès à l'école varie de 33% à 95% sans compter les déperditions scolaires ; 132 millions d'enfants de moins de 15 ans sont astreints à travailler dans des conditions souvent dangereuses pour leur santé et leur développement physique, et psychologique, etc. Les conflits armés qui continuent malheureusement de ravager et d'endeuiller certains Etats dans notre région ont entraîné une prolifération d'enfants soldats. Par les destructions qu'elles entraînent au niveau des infrastructures scolaires et socio-sanitaires, les guerres jettent littéralement les enfants dans la rue, ouvrent la porte à tous les abus ! Au début du troisième millénaire, il est temps que la justice et la morale l'emportent et que les droits de l'Enfant soient une réalité concrète, quotidienne pour chaque enfant de chacun de nos pays. Pour ce faire l'UNICEF a adopté un slogan : « Pour chaque enfant : Santé, Education, Egalité et Protection ! Beaucoup d'efforts et de ressources ont déjà été mobilisées dans chacun de ces domaines par chaque pays ici présent. Cependant beaucoup reste encore à faire et c'est pour cela que nous sommes encore réunis pour partager nos idées, échanger nos expériences, afin de réitérer le plaidoyer en direction de tous nos décideurs et des acteurs œuvrant en faveur du bien être des enfants. Excellence Madame la Ministre, Mesdames et Messieurs les Ministres, Honorables invités, Permettez-moi d'interpeller les enfants eux-mêmes, artisans parfois par leurs comportements, de leur réussite dans un monde en pleine mutation, souvent hostile, et en proie à des maux jamais vécus avec autant d'acuité comme la pandémie du VIHISida, qui est responsable d'orphelins, souvent chefs de ménage alors qu'ils sont encore eux-mêmes des enfants Le droit de l'enfant à la survie et au développement, à la participation, la prise en compte de l’intérêt supérieur des droits de l'enfant, le principe de non-discrimination nécessite l'implication des parents, des communautés, de la société tout entière même si les Gouvernements en sont les premiers responsables ! Excellence Madame la Ministre, Honorables Invités, En parcourant du regard cette assemblée auguste j'y lis, au-delà de l'affection et de l'attachement à l'enfant, surtout votre conviction que l'avenir de nos sociétés, le développement de nos états, la paix et la sécurité dans le monde ne pourront se réaliser qu'à travers l'enfant, les générations futures, garçons et filles, qui constituent l'avenir de l'humanité. Votre engagement symbolise aux yeux de l'UNICEF, la volonté et l'appui politiques indispensables au développement social en faveur de l'enfant. Celui-ci demeure une préoccupation prioritaire pour nous. L'UNICEF soutient qu'à travers la mise en évidence de l'interdépendance étroite existante entre les droits humains, plus spécifiquement ceux de l'enfant, et le développement économique et social, il est possible d'envisager le progrès social non plus exclusivement en termes de revenus et de stabilisation des indicateurs macro-économiques, mais surtout en termes d'application et de respect des droits de l'enfant. Par exemple, le droit à l'éducation de base, aux soins de santé primaires, à la nutrition, à l'eau et à l'assainissement, le droit à une protection spéciale, et à la participation au niveau communautaire et au niveau de la famille sont autant de valeurs que nous devons tous ensemble promouvoir pour en faire une réalité universelle. Il faut donc donner aux politiques économiques un "visage humain" en assurant un juste équilibre entre les choix macro-économiques nécessaires pour stimuler la croissance et attirer les investisseurs, et les politiques de rattrapage social nécessaires pour développer le capital humain, garant de la pérennité de toute action de développement, du maintien de la paix civile, de l'ordre et de la sécurité. Nous avons tous adopté la mise en œuvre de cette approche, lors de l'Assemblée Générale extraordinaire des Nations Unies consacrée à la situation des enfants dans le monde en mai dernier. Excellence Madame la Ministre, Honorables Invités, Trois résultats primordiaux étaient attendus de la Session Spéciale des Nations Unies consacrée aux enfants · Le meilleur départ possible dans la vie pour tous les enfants; · Une éducation de base de bonne qualité pour tous les enfants; · La possibilité, pour tous les enfants et particulièrement les adolescents, de participer pleinement à la vie de leur société. Pour réaliser ces attentes légitimes de tous les enfants du monde, nous devons mettre en place un large partenariat pour susciter et générer le changement nécessaire. Nelson Mandela, Prix Nobel de la Paix, et Graça Machel, experte auprès de l'ONU sur la question des enfants victimes de conflits armés, travaillent avec l'UNICEF à l'élaboration d'un programme à grande échelle destiné à transformer le monde en faveur des enfants. Nous invitons les gouvernements de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, la société civile et le secteur privé à se joindre à nous dans le but de former un Mouvement Mondial axé sur la lutte contre les discriminations à l'égard des enfants et des adolescents. Nous espérons persuader les dirigeants d'agir, inspirer le grand public et l'inciter à l'action, mais aussi entendre ce que les jeunes ont à dire. Le Mouvement Mondial en faveur des Enfants est donc enraciné dans la société civile. Véritable locomotive, il a embarqué depuis plusieurs mois dans son train tous les partenaires, les agences du système des Nations Unies, les médias, les communautés à la base, le public, les gouvernements, les parlementaires et en premier lieu les enfants et les jeunes eux-mêmes, en un mot toutes les forces vives en direction de l'atteinte de la réalisation des droits des enfants et de jeunes. Excellence Madame la Ministre, Honorables Invités, L'enfant étant l'avenir de la société, il doit impérativement s'inscrire au sommet des priorités nationales, régionales et mondiales. Le «oui pour les enfants» ne peut être ni conjoncturel, ni accidentel, encore moins opportuniste. Il doit être non seulement une devise mais surtout une conviction affirmée constamment avec force à travers nos actions individuelles et collectives quotidiennes. Ensemble, réalisons la vision pour le bonheur de nos enfants et la future génération africaine ! Je vous remercie
Discours du Ministre de l'Action Sociale et de Solidarité Nationale (Mme Mariam LAMIZANA) à la cérémonie d'ouverture
Son Excellence Monsieur le Premier Ministre avait souhaité être parmi nous ce matin. Des contraintes l'en ont empêché. Il le regrette d'autant plus que la question des enfants, avenir de notre continent, fait partie de ses préoccupations et de ses engagements. Il m'a demandé de vous exprimer son absence avec regret. Honorables invités, Mesdames, Messieurs, Les difficultés d'application de droits de l'homme et de ceux des enfants en particulier, auxquelles sont confrontés les pays du monde n'épargnent aucunement le continent africain. Bien plus, elles sont d'une telle gravité et si urgentes à résoudre qu'une rencontre sur la question ne peut être une de plus. Aussi, est-ce avec une légitime fierté qu’il me plaît d'exprimer combien mon pays est honoré d'avoir été choisi pour abriter le présent colloque. Je voudrais tout d'abord saluer la présence parmi nous, de leurs Excellences Mesdames, Messieurs les Ministres :
Votre présence effective témoigne sans aucun doute de votre attachement à la cause des enfants. Je voudrais ensuite exprimer mes remerciements à l'Institut International des Droits de l'Enfant (Suisse), l'Association Tunisienne des Droits de l'Enfant, l'UNICEF et l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie pour votre partenariat dans l'organisation de ce colloque. A toutes et à tous, je vous exprime ma profonde gratitude pour avoir fait le déplacement de Ouagadougou. Honorables invités, Mesdames, Messieurs, « Droits de l'enfant et Exclusion Sociale» tel est le thème du présent colloque; permettez-moi de saluer la pertinence de ce thème qui correspond aux préoccupations de nos Etats, par rapport à l'application de la Convention relative aux Droits de l'Enfant (CDE). Plus de dix ans après l'adoption de cette convention et sa ratification par tous les Etats ici représentés, il reste hélas, beaucoup à faire dans son application et la jouissance des droits pour un réel épanouissement de l'enfant. La situation des droits de l'enfant dans la plupart de nos pays africains se présente en dents de scie d'un Etat à un autre et dans un même pays d'une couche sociale à une autre, dans un contexte socio-économique marqué par :
Cette situation est aggravée par la méconnaissance des droits humains en général et les droits des enfants en particulier par les populations. Ce contexte est également marqué par le poids de la dette qui pèse lourdement sur les efforts en vue d'assurer un développement durable de nos Etats. C'est pourquoi l'invite aux Etats à consacrer 0,7 % de leur PNB à l'aide publique au développement est à saluer. De même, la mise en œuvre de l'initiative renforcée en faveur des pays lourdement endettés doit être encouragée. Honorables invités, Mesdames, Messieurs, Malgré les efforts entrepris suite à la ratification des instruments juridiques internationaux sur les droits et le bien-être de l'enfant partout dans le monde et particulièrement en Afrique, des milliers d'enfants vivent dans des conditions particulièrement difficiles. Si nous n'y prenons garde, il en sera de même pour les générations d'enfants à venir. C'est pourquoi, au Burkina Faso, au regard de la forte proportion de jeunes, (plus de 56 % de moins de 18 ans), les quatre grands principes fondamentaux de la convention des droits de l'enfant que sont :
font l'objet d'une attention particulière. A cet égard, la Constitution, loi fondamentale du pays ainsi que le code des personnes et de la famille, le code pénal, le code du travail, pour ne citer que ceux-là, consacrent expressément les droits de l'enfant. Dans ses efforts de promotion et de protection des droits de l'enfant, le Burkina Faso est entrain de finaliser son deuxième plan d'action pour la survie, la protection et le développement de l'enfant, le 1er plan d'action ayant couvert la période de 1991-2000. La mise en place en 1996 d'un Secrétariat Permanent du Comité National chargé du suivi et de l'évaluation du Plan d'Action National pour l'Enfance permet de conduire la mise en oeuvre du plan et sa révision. D'ores et déjà,
Honorables invités, Mesdames, Messieurs, Malgré tous ces efforts, la situation des enfants demeure préoccupante. La pandémie du VIHISIDA et la pauvreté galopante favorisent de plus en plus l'exclusion sociale des enfants, dont un nombre de plus en plus croissant se retrouve dans la rue et d'autres sont victimes de diverses formes d'exploitation. La majorité n'a pas accès aux services sociaux de base (santé, éducation, eau potable, nutrition...). Au regard de ce constat, Mesdames, Messieurs, le colloque sur « droits de l'enfant et exclusion sociale» devrait être une occasion de formuler des recommandations pertinentes, réalistes et réalisables qui feront l'objet d'un suivi dans nos différents pays, en vue de mesurer les progrès accomplis et les nouveaux défis à relever. Aussi, plaçons-nous beaucoup d'espoir en cette rencontre qui, nous en sommes persuadés, aboutira à des conclusions à la hauteur des attentes de l'ensemble des gouvernements, des enfants et des partenaires. Tout en souhaitant plein succès à nos travaux, je déclare ouvert le colloque international sur «droits de l'enfant et exclusion sociale». Je vous remercie.
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